Daria Bonazzi
Daria Bonazzi
Équipe : Pathogenesis of vascular infections
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Prix

La SBCF est très heureuse de remettre son prix annuel Jeune Chercheur/Chercheuse SBCF doté de 5 000€ à Daria Bonazzi, chercheuse INSERM dans l’équipe de Guillaume Duménil à l’Institut Pasteur, Paris.

  L’infection par les yeux d’une biophysicienne : les forces à l’interface hôte / pathogène

Daria Bonazzi a terminé ses études et ses premiers projets de recherche dans le domaine de la chimie physique. Durant son Master 2, elle a pour la première fois travaillé sur des cellules et s’est intéressée à la matière vivante. Elle rejoint ensuite le laboratoire de Matthieu Piel à l’Institut Curie, où elle a étudié le mécanisme et la fonction de l’arrondissement de la cellule lors de la mitose. Après cette expérience, Daria a commencé un doctorat en biophysique sous la direction de Nicolas Minc à l’Institut Jacques Monod, pour étudier la polarité et la morphogenèse chez la levure et ses spores. Pour son post-doc, Daria souhaitait appliquer son expertise en biologie cellulaire quantitative au domaine de l’interaction hôte-pathogène. Elle rejoint ainsi l’unité «Pathogenèse des infections vasculaires» dirigée par Guillaume Duménil à l’Institut Pasteur. Cette équipe étudie Neisseria meningitidis, une bactérie gram-négative capable d’infecter le réseau micro-vasculaire chez l’Homme, conduisant à des pathologies graves telles que la septicémie et la méningite. Cependant, les mécanismes régissant la formation d’agrégats bactériens et leur impact sur l’infection étaient alors inconnus. En combinant des expériences quantitatives et la modélisation basée sur la physique de la matière active, Daria et ses collègues ont découvert que les agrégats de méningocoques se comportent comme un liquide visqueux actif, grâce à des attractions intermittentes entre les bactéries. De plus, ces propriétés mécaniques sont importantes pour l’adaptation des bactéries à la géométrie du vaisseau pour une colonisation vasculaire efficace. En 2019, Daria a obtenu un poste CR à l’Inserm dans la même équipe pour continuer à travailler sur les forces en jeu lors des infections à méningocoques, avec un accent particulier sur l’interface hôte / pathogène.